À l’heure où le bitcoin évolue autour de 121 000 dollars, Michael Saylor, fondateur et PDG de Strategy, réaffirme sa conviction. L’actif est non seulement une réserve de valeur incontournable, mais aussi un placement plus sûr que l’or. Portée par cette vision, son entreprise vient d’accroître encore sa position déjà colossale, confirmant son statut de plus grand détenteur institutionnel de bitcoins au monde.
« Le bitcoin, meilleur que l’or » : Les convictions inchangées de Saylor
Invité sur Bloomberg Open Interest, Michael Saylor n’a pas dévié de son discours. Pour lui, le bitcoin (BTC) demeure « la meilleure réserve de valeur au monde » et « du capital numérique » appelé à surperformer l’indice S&P 500 sur le long terme. Selon ses chiffres, le nombre d’entreprises ayant intégré le bitcoin à leur trésorerie est passé de 60 à 160 en seulement six mois.
Il estime que l’actif offre « la stratégie la plus simple, au risque le plus faible et au rendement le plus élevé » pour surclasser les placements traditionnels. Sa comparaison avec l’or n’est pas nouvelle, mais elle prend un relief particulier alors que le marché se rapproche de ses sommets historiques.
Une politique d’accumulation continue
Depuis son premier investissement de 250 millions de dollars en août 2020, Strategy a bâti un portefeuille de 628 946 BTC pour un coût moyen de 73 288 dollars par unité, soit un total investi d’environ 46,1 milliards de dollars. À la valeur actuelle du marché, cette réserve affiche plus de 30 milliards de dollars de plus-values latentes.
Entre le 4 et le 10 août 2025, l’entreprise a ajouté 155 bitcoins supplémentaires à un prix moyen de 116 401 dollars l’unité, pour un montant d’environ 18 millions de dollars. L’achat a été financé par les recettes issues de la vente de titres, confirmant la volonté de Saylor de convertir les excédents financiers en BTC.
Pour le dirigeant, l’intérêt croissant des institutions et « l’explosion d’innovation dans l’économie crypto » renforcent la pertinence de cette stratégie. Le fait que le bitcoin « vive dans le cyberespace, sans droits de douane et accessible en quelques minutes partout dans le monde » serait un avantage décisif dans un contexte de mondialisation numérique.
La politique agressive d’accumulation menée par Strategy continue de marquer le secteur. Alors que le marché observe une adoption institutionnelle en hausse, les choix de Michael Saylor pourraient servir de modèle ou d’inspiration à d’autres entreprises désireuses de diversifier leur trésorerie. Reste à voir si la volatilité du bitcoin ou les évolutions réglementaires viendront remettre en question cette approche. Pour l’instant, Saylor campe sur ses positions, et tant que l’actif conserve son potentiel de surperformance, il continuera d’en faire le pilier de sa stratégie financière.