Le Nigeria franchit une nouvelle étape dans la régulation de son marché des actifs numériques. Les autorités fiscales ont publié un cadre détaillant le traitement des revenus et transactions liés aux cryptomonnaies, officialisant leur entrée dans le système fiscal national. Cette évolution marque un changement majeur pour l'un des marchés crypto les plus dynamiques d'Afrique, tout en alimentant les inquiétudes des entreprises et investisseurs du secteur.
Alors que les actifs numériques gagnent du terrain en Afrique, Antony Polycarp Mlelwa défend une ligne prudente : l’adoption de la blockchain ne devrait pas se mesurer au nombre de nouveaux investisseurs, mais à leur capacité à comprendre les produits, les risques et les responsabilités associés. Depuis la Tanzanie, cet éducateur financier appelle à construire un marché africain fondé sur la connaissance plutôt que sur la spéculation.
Quidax, première plateforme d'échange d'actifs numériques à avoir obtenu une licence provisoire de la Securities and Exchange Commission (SEC) du Nigeria, élargit son infrastructure de paiements en stablecoins à plus de 21 pays et 14 devises. Cette initiative vise à simplifier les transactions internationales des entreprises africaines en réduisant les coûts et les délais des transferts de fonds.
Les cryptos gagnent progressivement leur place dans les politiques publiques africaines. Après plusieurs années marquées par des approches prudentes, voire restrictives, de nombreux États privilégient désormais l'encadrement du secteur plutôt que son interdiction. Du Zimbabwe au Kenya, en passant par le Nigeria et les pays de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), les autorités cherchent à construire des cadres réglementaires adaptés à un marché en pleine expansion.
L'Afrique continue de renforcer son écosystème blockchain, mais les investissements ne suivent pas le rythme de son développement. En 2025, le continent n'a capté que 0,58 % des financements mondiaux consacrés à ce secteur, alors qu'il représentait 6,9 % des transactions blockchain enregistrées à l'échelle internationale. Un écart qui alimente l'idée d'un marché encore largement sous-évalué.
La fintech panafricaine Flutterwave redistribue les cartes sur le marché africain des paiements numériques. En intégrant RLUSD, le stablecoin développé par Ripple, à son infrastructure, l'entreprise ouvre un nouveau chapitre dans la concurrence qui oppose déjà USDT et USDC sur un continent où les stablecoins occupent une place centrale dans les transactions en cryptos.
L'administration fiscale sud-africaine, la South African Revenue Service (SARS), a publié un projet de lignes directrices destiné à préciser le traitement fiscal des crypto-actifs. Le document, soumis à consultation publique jusqu'au 31 août 2026, explique comment les règles actuelles relatives à l'impôt sur le revenu et à l'impôt sur les gains en capital s'appliquent aux transactions en cryptos.
Le débat sur l’avenir du franc CFA ressurgit avec force. Entre contestation politique, quête de souveraineté monétaire et montée en puissance du bitcoin sur...