Former 20 000 Est-Africains à l’intelligence artificielle : derrière l’objectif annoncé par la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) et la coopération allemande se dessine une ambition plus large. La région veut constituer un vivier de compétences capable d’accompagner l’adoption de l’IA dans les universités et l’industrie, tout en évitant que les stratégies nationales évoluent séparément.
Le Bénin franchit un nouveau palier aux Olympiades internationales d’IA. Après une première distinction obtenue en 2025, sa délégation revient de l’édition 2026 avec une médaille de bronze et une mention honorable. Une performance qui place le pays au 3ᵉ rang africain de la compétition.
Le Nigeria et le Kenya misent sur l'innovation technologique pour élargir leur base d'investisseurs et moderniser leurs marchés financiers. Entre actions tokenisées, intelligence artificielle et intégration du mobile money aux services boursiers, Lagos et Nairobi expérimentent de nouveaux modèles destinés à rapprocher les particuliers et les PME des marchés de capitaux. Cette stratégie traduit la volonté commune d'adapter les places financières africaines aux nouveaux usages numériques.
L'intelligence artificielle (IA) ne révolutionne pas uniquement les usages numériques. Elle redéfinit aussi les méthodes employées par les cybercriminels. Dans son dernier rapport consacré à l'Afrique, Interpol met en garde contre une montée en puissance des attaques reposant sur l'IA, capables d'automatiser les fraudes, d'imiter des identités avec un réalisme inédit et de rendre les campagnes malveillantes plus difficiles à détecter. Pour l'organisation policière internationale, cette évolution marque une nouvelle étape dans la menace cyber qui pèse sur les États, les entreprises et les particuliers du continent.
Djibouti franchit une nouvelle étape dans la modernisation de ses services météorologiques avec le déploiement de MAZU-Djibouti 2.0, une version enrichie de son système national d’alerte précoce. Officiellement réceptionné le 17 juillet 2026, ce dispositif s'appuie sur l'intelligence artificielle pour améliorer la détection des phénomènes météorologiques extrêmes et accélérer la diffusion des alertes aux autorités compétentes.
L'intelligence artificielle (IA) s'impose progressivement comme un levier stratégique pour le développement économique du continent africain. Si cette technologie ouvre des perspectives dans des secteurs tels que l'agriculture, la santé, l'éducation, la finance ou encore les services publics, son déploiement soulève également des questions de souveraineté numérique, d'infrastructures et de gouvernance.
Le Maroc franchit une nouvelle étape dans la modernisation de ses forces de sécurité avec le déploiement, à Rabat, de ses premiers véhicules de patrouille intégrant des technologies d'intelligence artificielle. Développés par les équipes techniques de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), les systèmes Amane et Madar doivent renforcer les capacités de surveillance et d'intervention des forces de l'ordre avant une extension progressive à d'autres grandes villes du pays.
Le Ghana poursuit la modernisation de son système éducatif en misant sur les technologies numériques. À travers le Ghana Smart Schools Project, les autorités déploient des tablettes éducatives, développent des infrastructures connectées et expérimentent l'intelligence artificielle (IA) dans la formation des enseignants, avec l'objectif de préparer les élèves aux compétences du XXIᵉ siècle.
La Guinée et le Rwanda souhaitent élargir leur partenariat dans le numérique à de nouveaux secteurs stratégiques, notamment l'intelligence artificielle, l'e-santé, l'e-commerce et la dématérialisation des services publics. Cette ambition a été évoquée lors d'une rencontre entre la ministre guinéenne des Postes, des Télécommunications et de l'Économie numérique, Rose Pola Pricemou, et son homologue rwandaise chargée des Technologies de l'information et de l'Innovation, Paula Ingabire.