À Abuja, le président nigérian Bola Ahmed Tinubu, représenté par son vice-président, a lancé un appel sans détour : les juges doivent désormais comprendre la blockchain pour pouvoir affronter la criminalité financière contemporaine. Ce discours, prononcé devant des magistrats réunis par la Commission des crimes économiques et financiers (EFCC) et l’Institut judiciaire national (NJI), marque un tournant dans l’approche judiciaire du pays.
Un rapport publié par Quidax et IFS Insights dévoile les caractéristiques socio-économiques des utilisateurs de cryptos au Nigeria. Le pays, considéré comme l’un des marchés les plus actifs d’Afrique en matière d’adoption, est dominé par une base d’investisseurs jeunes et peu fortunés. Cette configuration offre un éclairage utile pour les acteurs de l’industrie, régulateurs compris.
Autrefois perçus comme la voie royale vers la démocratisation des actifs numériques, les airdrops de crypto semblent désormais s’essouffler. Une étude de DappRadar, publiée le 18 septembre, dresse un constat sans appel : 88 % des jetons distribués gratuitement perdent leur valeur en moins de trois mois. Malgré plus de 20 milliards de dollars alloués à ces campagnes depuis 2017, le modèle paraît condamné à l’échec si rien ne change. Entre manque d’utilité, excès de liquidité et absence de vision à long terme, les experts appellent à repenser en profondeur cette stratégie de distribution.
Alors que la difficulté du minage de bitcoin recule pour la première fois depuis plusieurs semaines, les mineurs ne peuvent pas vraiment souffler. Le taux de hachage du réseau vient d’atteindre un record historique à plus de 1,2 billion de hachages par seconde, signe d’une activité toujours plus intense. Entre baisse momentanée de la difficulté et explosion de la puissance de calcul, le secteur navigue entre opportunité et inquiétude.
Alors que la régulation des cryptos se renforce en Europe, la France prend de plus en plus de place dans le contrôle du secteur. Au cœur de cette dynamique, Binance, le géant des plateformes d'échange, fait face à une pression accrue de la part des autorités françaises. Cette montée en puissance intervient dans un contexte de tensions au sein de l'Union européenne, où la France cherche à imposer un modèle de régulation centralisé dans le cadre du règlement MiCA.
Le géant de la finance décentralisée Uniswap franchit un nouveau cap stratégique. La plateforme a officialisé l’intégration du réseau Solana à son application Web, une avancée majeure qui étend son écosystème à un marché estimé à 140 milliards de dollars de volumes échangés sur les DEX Solana au cours des trente derniers jours. Cette alliance, facilitée par l’API Ultra de Jupiter, marque une étape décisive dans la course à l’interopérabilité entre blockchains.
Le Ghana s’apprête à franchir une étape décisive dans la régulation de son écosystème numérique. Alors que plus de trois millions de Ghanéens utilisent déjà les cryptos, la Banque centrale veut mettre fin au vide juridique qui entoure leur usage. D’ici la fin de l’année, une loi encadrant les actifs numériques devrait être adoptée. Une évolution majeure dans un pays souvent cité comme l’un des plus dynamiques d’Afrique de l’Ouest sur le plan technologique.
La société américaine Ripple, pionnière des infrastructures blockchain pour institutions financières, franchit une nouvelle étape dans son expansion africaine. En s’associant à Absa, l’une des plus grandes banques d’Afrique du Sud, l’entreprise entend offrir un service de garde d’actifs numériques conforme aux standards bancaires. Une avancée qui témoigne de la montée en puissance de la finance numérique sur le continent.
L’annonce de Jerome Powell agit comme un électrochoc sur les marchés crypto. Alors que le président de la Réserve fédérale américaine a évoqué une possible baisse des taux d’intérêt avant la fin de l’année, les ETF bitcoin et ether ont aussitôt retrouvé des couleurs. Un retournement rapide après plusieurs séances de pertes liées à la récente correction du marché.