Stablecoins : 43 % du volume crypto en Afrique subsaharienne passe par ces actifs

En Afrique subsaharienne, une partie de l’usage des cryptomonnaies s’éloigne de la recherche de gains rapides. Selon le rapport 2024 de Chainalysis cité par Bybit, les stablecoins représentent 43 % du volume des transactions crypto dans la région. L’USDT, conçu pour maintenir une valeur proche du dollar américain, est notamment utilisé pour conserver des fonds, effectuer des paiements ou réduire l’exposition aux variations de change.

L’USDT utilisé comme outil de gestion de l’argent

Contrairement aux cryptos dont le prix peut fortement varier, l’USDT est conçu pour conserver une valeur équivalente à un dollar américain. Cette caractéristique explique une partie de son utilisation dans plusieurs pays africains.

Bybit cite notamment le cas de travailleurs indépendants qui convertissent leurs revenus en USDT après leur paiement. Des commerçants peuvent aussi l’utiliser pour leurs achats internationaux, tandis que des entreprises conservent une partie de leur trésorerie sous cette forme.

Les usages peuvent également concerner des dépenses quotidiennes à plus long terme. Certaines familles choisissent ainsi de mettre de côté des fonds destinés au loyer ou aux frais de scolarité.

La tendance dépasse donc la seule spéculation. Le chiffre avancé par Chainalysis montre le poids pris par les stablecoins dans l’activité crypto en Afrique subsaharienne.

Le mobile money facilite l’accès aux stablecoins

Pour toucher les utilisateurs d’Afrique francophone, Bybit mise notamment sur son service de trading P2P. Celui-ci permet d’acheter de l’USDT auprès d’autres utilisateurs en utilisant des moyens de paiement locaux.

La plateforme indique notamment prendre en charge des solutions comme Orange Money et Wave, avec des devises telles que le XOF et le XAF. L’achat peut ainsi être réalisé sans passer par un virement bancaire international.

Les USDT acquis peuvent ensuite être conservés ou placés dans des produits Earn proposés par Bybit. Selon la plateforme, ces produits flexibles permettent de générer des rendements quotidiens tout en conservant la possibilité de retirer les fonds.

Cette recherche de rendement implique néanmoins un niveau de risque différent de la simple détention d’USDT. Bybit rappelle elle-même que l’investissement en cryptos comporte un risque de perte du capital.

Avec 43 % du volume crypto régional attribué aux stablecoins selon les données 2024 citées, leur développement en Afrique subsaharienne montre surtout une évolution des usages. La crypto sert aussi désormais à conserver, déplacer et gérer de l’argent, tandis que les plateformes cherchent à connecter ces actifs aux moyens de paiement déjà utilisés localement.

Luc GNANHOUI
Luc GNANHOUI
Spécialiste de l’actualité africaine, je produis des analyses stratégiques et des décryptages approfondis sur les transformations politiques, économiques et technologiques qui redéfinissent les équilibres du continent.

Les plus récents

Avis de non-responsabilité

Les informations sur africa-moon.com sont fournies à titre informatif et ne constituent pas des conseils professionnels ou d’investissement. Le site décline toute responsabilité en cas de pertes ou dommages liés à l’utilisation de ces informations. Chaque utilisateur doit vérifier par lui-même et consulter un expert avant toute décision.

Articles similaires

Leave a reply

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici