Alors que l’intelligence artificielle redéfinit les équilibres économiques mondiaux, un nouveau front d’innovation s’ouvre en Afrique. Google vient d’annoncer un investissement de 37 millions de dollars pour soutenir la recherche, la formation et l’entrepreneuriat dans le secteur de l’IA sur le continent. Une initiative majeure, à l’heure où les grandes puissances technologiques se disputent déjà l’influence dans les pays du Sud global.
Le Kenya vient de créer la surprise sur la scène technologique mondiale. Selon le Global Digital Report de juillet 2025, publié par DataReportal et Meltwater, ce pays d’Afrique de l’Est enregistre le plus fort taux d’adoption de ChatGPT au monde. Dans un contexte où l’intelligence artificielle générative s’impose comme une révolution globale, cette performance marque un tournant. L’IA au Kenya n’est plus un simple outil d’expérimentation. Elle devient un pilier d’usage quotidien, porté par une jeunesse connectée et un écosystème numérique en pleine effervescence.
Alors que la Chine bouscule l’ordre établi avec le lancement de Deepseek, le Maroc se positionne comme un futur acteur sérieux du secteur. En misant sur la jeunesse, la formation d’élite et la puissance de calcul, certains leaders académiques du continent appellent à un sursaut. L’ambition consiste à faire émerger une IA made in Africa, pensée, codée et entraînée sur le sol africain.