La voix de Vitalik Buterin résonne toujours avec force dans l’écosystème crypto. Le cofondateur d’Ethereum a pris position pour défendre Base, la solution de couche 2 développée par Coinbase, au moment où les critiques sur la centralisation des séquenceurs et les menaces réglementaires s’intensifient. Ses propos relancent un débat clé sur la nature réelle des layer-2 et leur rôle dans l’infrastructure Ethereum.
Vitalik Buterin défend Base et le modèle L2
« Base fait les choses de la bonne façon », a affirmé Vitalik Buterin mardi, en réponse aux doutes sur le rôle du séquenceur du réseau. Selon lui, cette solution repose sur Ethereum pour sa sécurité tout en offrant une expérience utilisateur renforcée grâce à certains éléments centralisés.
Le cofondateur d’Ethereum a insisté sur un point important comme Coinbase qui n’a pas de garde sur les fonds des utilisateurs via Base. « Ils ne peuvent pas voler de fonds ou vous empêcher de retirer vos fonds », a-t-il souligné. Il a également précisé que les véritables couches 2 ne sont pas des structures détachées mais « des extensions d’Ethereum », contrairement aux idées reçues qui les assimilent à des serveurs centralisés.
Les séquenceurs L2 au centre des inquiétudes réglementaires
Les déclarations de Buterin interviennent après celles de Hester Peirce, commissaire de la SEC, qui s’interroge sur la nature des séquenceurs centralisés. Elle a expliqué que si un « moteur de correspondance » contrôlé par une entité unique opère comme un marché, « alors cela ressemble beaucoup plus à un échange, et nous allons devoir y réfléchir ».
Cette perspective inquiète l’industrie car une classification en tant qu’échange obligerait les L2 à s’enregistrer auprès de la SEC et à se conformer à des règles contraignantes. Le directeur juridique de Coinbase, Paul Grewal, a réagi en affirmant que les layer-2 sont avant tout des blockchains à usage général, comparables à Amazon Web Services. Selon lui, héberger des applications d’échange sur une infrastructure ne signifie pas que celle-ci est un échange.
Au-delà de la bataille d’arguments, la controverse révèle une tension croissante entre innovation technologique et cadre réglementaire. Si les L2 sont considérés comme des infrastructures au même titre que des services cloud, leur rôle restera intact dans l’expansion d’Ethereum. En revanche, une assimilation aux marchés financiers pourrait bouleverser leur avenir, en freinant leur adoption ou en forçant une redéfinition de leur architecture.
