Quidax, première plateforme d’échange d’actifs numériques à avoir obtenu une licence provisoire de la Securities and Exchange Commission (SEC) du Nigeria, élargit son infrastructure de paiements en stablecoins à plus de 21 pays et 14 devises. Cette initiative vise à simplifier les transactions internationales des entreprises africaines en réduisant les coûts et les délais des transferts de fonds.
Une infrastructure conçue pour fluidifier les paiements internationaux
L’entreprise nigériane annonce que son réseau couvre désormais plusieurs marchés africains, dont le Nigeria, le Ghana, le Kenya, la Tanzanie, le Rwanda, l’Afrique du Sud, l’Éthiopie, le Cameroun et la Côte d’Ivoire. À cette présence continentale s’ajoutent des passerelles vers plusieurs économies internationales, notamment le Canada, les États-Unis, le Royaume-Uni, les Émirats arabes unis, la Chine et plusieurs pays européens.
La plateforme prend en charge différents stablecoins, dont USDT, XAUT et USAT, ainsi que 14 monnaies locales et internationales, parmi lesquelles le naira nigérian, le cedi ghanéen, les francs CFA d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale ou encore le dollar américain.
Selon Quidax, cette infrastructure permettrait d’exécuter des paiements transfrontaliers en moins de 48 heures, sans recourir aux banques correspondantes traditionnellement utilisées dans les transferts internationaux. L’entreprise estime que cette approche pourrait réduire les coûts des transactions, alors que les paiements intra-africains restent souvent plus coûteux et plus lents que dans d’autres régions du monde.
Les stablecoins gagnent du terrain dans la finance africaine
L’extension du réseau intervient dans un contexte où les stablecoins s’imposent progressivement comme une alternative pour les entreprises confrontées aux difficultés des paiements internationaux. Les fintechs, les plateformes de transfert d’argent, les acteurs du commerce numérique ou encore les entreprises technologiques recherchent des solutions capables de limiter les délais de règlement tout en facilitant les opérations dans plusieurs devises.
Quidax indique accompagner plus de 5 000 entreprises et start-up opérant dans des secteurs tels que les paiements, les transferts de fonds, les services financiers ou encore les jeux vidéo. L’entreprise s’appuie également sur des partenariats avec Tether, émetteur du stablecoin USDT, et Chainalysis, spécialisé dans l’analyse des transactions sur blockchain et les solutions de conformité.
L’annonce illustre une tendance plus large observée sur le continent, où plusieurs acteurs de la finance numérique développent des infrastructures basées sur les actifs numériques afin de répondre aux défis des paiements transfrontaliers. Dans un environnement où les échanges commerciaux intra-africains continuent de progresser, la capacité des stablecoins à accélérer les règlements et à réduire les coûts constitue un levier de plus en plus exploré par les entreprises, sous réserve de l’évolution des cadres réglementaires dans les différents pays.

