Metaplanet et El Salvador frappent à nouveau un grand coup dans l’écosystème crypto : tous deux viennent d’annoncer de nouveaux achats massifs de Bitcoin. Alors que le marché sort d’une phase de peur et que l’indice Crypto Fear & Greed retrouve un niveau neutre, ces signaux d’accumulation confirment la confiance de certains acteurs clés, qu’ils soient institutionnels ou étatiques.
L’affaire Movie2K refait surface avec un nouveau rebondissement. Selon Arkham, l’Allemagne serait passée à côté d’un trésor de 45 000 bitcoins, soit près de 5 milliards de dollars. Ces fonds, toujours immobiles depuis 2019 et liés au site de piratage démantelé, n’ont pas été inclus dans la saisie record de janvier 2024. À l’époque, les autorités avaient vendu près de 50 000 BTC pour 2,8 milliards de dollars, avant que le prix de la cryptomonnaie ne s’envole, déclenchant de vives critiques sur la gestion de ces actifs.
Le marché européen des dérivés crypto accueille un nouvel acteur sous haute surveillance. Backpack EU, héritier de FTX EU, fait officiellement son retour. Après la débâcle de FTX qui a ébranlé la confiance des investisseurs, l’entreprise relancée sous le nom de Trek Labs Europe s’installe désormais dans un cadre réglementaire strict. Dotée d’une licence MiFID II accordée par la Cyprus Securities and Exchange Commission (CySEC), elle lance une plateforme de contrats à terme perpétuels, marquant une étape clé dans la reconstruction de la confiance autour des produits dérivés crypto en Europe.
Le Bitcoin s’impose peu à peu comme un actif stratégique dans les bilans des entreprises, et l’Asie entend bien ne pas rester à l’écart de cette dynamique mondiale. Lors de la Taipei Blockchain Week, la société de capital-risque Sora Ventures a frappé fort en annonçant le lancement d’un fonds de trésorerie Bitcoin d’un milliard de dollars, soutenu par un premier engagement de 200 millions. Une initiative inédite qui vise à structurer l’adoption institutionnelle de BTC sur le continent asiatique, en pleine effervescence autour des stratégies Bitcoin-first.
Gemini franchit une nouvelle étape dans son expansion européenne. L’exchange fondé par les frères Winklevoss vient de lancer dans l’Espace économique européen une offre combinant produits dérivés en USDC et solutions de staking pour l’ether et le solana. Cette annonce intervient dans un contexte stratégique, marqué par l’entrée en vigueur du règlement MiCA et l’encadrement des dérivés sous MiFID II, qui ouvrent la voie à une intégration plus large des services crypto dans le cadre réglementaire européen.
L’euro numérique revient au cœur du débat européen. La Banque centrale européenne (BCE) relance son projet de monnaie numérique en affirmant qu’il s’agit d’un outil indispensable pour garantir la souveraineté des paiements et renforcer la résilience en cas de crise. Mais face à cette ambition, les législateurs de l’UE expriment toujours de vives réserves, entre inquiétudes sur la protection de la vie privée et risques potentiels pour les banques commerciales.
Dogecoin attire de nouveaux paris de poids lourds. Thumzup, société liée à Donald Trump Jr., a annoncé son entrée dans le minage de la célèbre cryptomonnaie en acquérant 3 500 machines spécialisées. Ce virage stratégique, qui pourrait générer jusqu’à 103 millions de dollars de revenus annuels si DOGE atteignait 1 dollar, marque une nouvelle étape pour l’entreprise. L’annonce intervient alors que le Dogecoin reste largement en retrait de ses sommets de 2021, mais continue de susciter l’intérêt des investisseurs cherchant à diversifier leurs positions au-delà du Bitcoin.
Mega Matrix surprend les marchés en déposant un enregistrement de 2 milliards de dollars auprès de la SEC, une démarche colossale pour une société dont la capitalisation ne dépasse pas 113 millions. Cette initiative marque un tournant stratégique : la holding entend bâtir une trésorerie centrée sur l’écosystème Ethena et miser sur son jeton de gouvernance ENA. À l’heure où les stablecoins synthétiques attirent l’attention des investisseurs, ce pari illustre la manière dont de petites capitalisations cherchent à capter le rendement et l’influence dans un secteur en pleine mutation.
Mantle 2.0 s’impose comme un tournant majeur dans la stratégie de convergence entre finance centralisée et décentralisée. Porté par son rapprochement avec l’échange Bybit et mis en lumière dans une analyse de Delphi Digital, le projet ne se limite plus à son rôle initial de solution de mise à l’échelle Ethereum. En franchissant cette nouvelle étape, Mantle entend devenir une véritable « chaîne de liquidité » pour les actifs tokenisés, symbole d’une évolution qui redessine les frontières entre CeFi et DeFi.