Le Burkina Faso franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de transformation numérique. Une trentaine de députés de l’Assemblée législative de transition (ALT) ont participé à une session de formation consacrée à l’IA, avec l’objectif de mieux préparer les futurs travaux législatifs liés aux technologies numériques.
Une formation pour accompagner les futures réformes
Organisée par le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, cette initiative a été animée par le Secrétariat permanent de l’innovation et de la veille sur les technologies émergentes du numérique (SPIVTEN).
Les parlementaires ont été sensibilisés aux principaux enjeux liés à l’intelligence artificielle, notamment ses applications dans les politiques publiques, les questions de régulation, la souveraineté numérique et la protection des données.
À travers cette démarche, les autorités souhaitent permettre aux élus de mieux appréhender les évolutions technologiques afin d’examiner les futurs projets de loi dans un contexte où l’IA occupe une place croissante dans les secteurs public et privé.
Une stratégie nationale tournée vers un écosystème numérique
Cette formation s’inscrit dans la mise en œuvre de la feuille de route nationale sur l’intelligence artificielle 2026-2030, adoptée en juin dernier. Ce document fixe les grandes orientations du Burkina Faso pour développer un écosystème d’IA adapté aux besoins du pays.
Les autorités entendent favoriser l’utilisation de ces technologies dans plusieurs domaines prioritaires, notamment l’administration publique, la santé, l’agriculture et l’éducation.
La stratégie prévoit également des investissements dans les infrastructures numériques, la formation de compétences locales et le développement de cursus universitaires spécialisés afin de soutenir l’émergence d’une expertise nationale en intelligence artificielle.
En renforçant les connaissances des parlementaires, le gouvernement espère créer un cadre législatif capable d’accompagner l’essor de l’IA tout en garantissant un développement responsable, sécurisé et conforme aux priorités nationales.
