L’Afrique de l’Est accélère sa mutation financière. Tandis que l’Ouganda expérimente une monnaie numérique de banque centrale, le Kenya s’apprête à encadrer légalement les cryptos. Ces deux initiatives, menées presque simultanément, illustrent une volonté régionale de conjuguer innovation technologique et régulation monétaire. Un signal fort pour un continent qui attire déjà l’attention mondiale par son adoption rapide des actifs numériques.
Dans un continent où l’instabilité monétaire menace les revenus et l’épargne, une alternative numérique se développe à grande vitesse. Les stablecoins, cryptos adossées au dollar américain, deviennent pour de nombreux Africains un rempart contre l’érosion de leur pouvoir d’achat. Entre innovations technologiques, contraintes économiques et réformes réglementaires, cette mutation monétaire s’ancre désormais dans la réalité du quotidien.
Le Nigéria franchit une étape cruciale dans la régulation de son écosystème numérique. La Banque centrale du Nigéria (CBN) et la Commission des valeurs mobilières (SEC) unissent leurs forces pour rédiger une nouvelle réglementation sur les cryptos, un chantier stratégique dans un pays où la blockchain est devenue un pilier de l’économie numérique.
Dans un contexte de forte instabilité économique, les stablecoins s’imposent comme un outil vital en Afrique de l’Est et de l’Ouest. À Nairobi comme à Lagos, ces « dollars numériques » ne sont plus une expérience marginale. Ils représentent désormais un levier pour épargner, commercer et envoyer de l’argent à moindre coût.
Le marché africain de l’intelligence artificielle s’apprête à franchir un cap historique. Selon Mastercard, il pourrait peser 16,53 milliards de dollars d’ici 2030, contre 4,5 milliards en 2025. Ce bond spectaculaire illustre la vitesse d’adoption des technologies numériques sur un continent jeune et en pleine transformation.
Un scandale crypto secoue le Kenya. Le projet Kenya Token, présenté comme une nouvelle opportunité numérique, s’est effondré après la révélation d’une vaste tromperie. Au cœur de l’affaire, un deepfake attribué à Raila Odinga, ancien Premier ministre, utilisé pour légitimer un jeton frauduleux. Cette affaire illustre la montée en puissance des arnaques exploitant l’intelligence artificielle et les symboles politiques. Elle intervient dans un contexte où la communauté crypto, déjà fragilisée par de multiples escroqueries, appelle à une vigilance accrue.
Le Cameroun vient de franchir une étape clé dans sa stratégie numérique. Le 11 septembre 2025, l’entreprise française GTEK, spécialiste des solutions informatiques avancées, a signé un accord avec l’Association Intelligence Artificielle Cameroun (IAC). Cet engagement marque la volonté d’ancrer une intelligence artificielle souveraine en Afrique centrale. Dans un contexte où la maîtrise des technologies stratégiques devient un enjeu continental, cette initiative suscite un vif intérêt.
L’Afrique subsaharienne connaît une progression spectaculaire dans l’usage des cryptos, avec une hausse de 52 % des volumes de transactions en un an. Ce...
L’Afrique franchit une étape historique avec la création de sa première société de trésorerie Bitcoin cotée en bourse. Africa Bitcoin Corporation (ABC), issue du pivot stratégique d’Altvest Capital, entend démontrer que l’usage du BTC va bien au-delà d’un simple actif spéculatif. Dans un contexte marqué par l’inflation et la fragilité des devises locales, cette initiative symbolise l’entrée du continent dans une nouvelle ère financière.