L’or vient d’atteindre un sommet historique à 4 000 dollars l’once, un seuil symbolique qui ravive le débat sur son équivalent numérique le bitcoin. Selon les calculs de VanEck, cette flambée du métal jaune placerait la principale crypto du marché autour de 644 000 dollars en « valeur équivalente ». Une estimation audacieuse qui repose sur la conviction que les deux actifs suivent des trajectoires convergentes, portées par la défiance vis-à-vis des monnaies fiduciaires.
Dans un continent où l’instabilité monétaire menace les revenus et l’épargne, une alternative numérique se développe à grande vitesse. Les stablecoins, cryptos adossées au dollar américain, deviennent pour de nombreux Africains un rempart contre l’érosion de leur pouvoir d’achat. Entre innovations technologiques, contraintes économiques et réformes réglementaires, cette mutation monétaire s’ancre désormais dans la réalité du quotidien.
Le Nigéria franchit une étape cruciale dans la régulation de son écosystème numérique. La Banque centrale du Nigéria (CBN) et la Commission des valeurs mobilières (SEC) unissent leurs forces pour rédiger une nouvelle réglementation sur les cryptos, un chantier stratégique dans un pays où la blockchain est devenue un pilier de l’économie numérique.
La tokenisation poursuit son incursion dans la finance traditionnelle. Le courtier américain Alpaca vient de dévoiler un réseau inédit qui permet aux institutions de créer et d’échanger directement des actions américaines sous forme de jetons. Ce lancement intervient dans un contexte où la finance mondiale s’intéresse de plus en plus aux actifs du monde réel (RWA), déjà valorisés à plus de 31 milliards de dollars sur la blockchain en 2025.
Le débat sur l’avenir des réserves nationales prend une nouvelle dimension en Europe. Deux députés suédois proposent d’ajouter le bitcoin aux actifs stratégiques du pays, aux côtés de l’or et des devises. L’objectif : se protéger de l’inflation, renforcer la diversification et envoyer un signal clair d’ouverture à l’innovation numérique. Une initiative qui intervient alors que d’autres États envisagent déjà de stocker la première crypto.
La frontière entre finance traditionnelle et blockchain continue de s’effacer. Telegram, via son wallet crypto intégré, franchit une nouvelle étape en permettant à ses utilisateurs d’accéder à des actions et ETF américains sous forme de jetons. En s’appuyant sur xStocks, un partenariat avec Kraken et Backed, le projet illustre l’essor des RWA (Real World Assets) et la montée en puissance des actifs tokenisés dans les applications grand public.
Un nouvel épisode de piratage secoue l’écosystème crypto. Le compte X officiel de BNB Chain, suivi par près de quatre millions d’abonnés, a été compromis cette semaine. Des liens frauduleux y ont été publiés pour piéger les utilisateurs. L’affaire met en lumière les failles persistantes qui touchent même les canaux officiels des plus grands acteurs du secteur.
Un nouvel acteur s’impose dans la course mondiale au bitcoin. La société japonaise Metaplanet a franchi un cap stratégique en achetant pour 600 millions de dollars supplémentaires de BTC. Cette opération fait d’elle le quatrième plus grand détenteur d’entreprise au monde, un mouvement qui illustre la place croissante du bitcoin dans les bilans institutionnels.
Dans un contexte de forte instabilité économique, les stablecoins s’imposent comme un outil vital en Afrique de l’Est et de l’Ouest. À Nairobi comme à Lagos, ces « dollars numériques » ne sont plus une expérience marginale. Ils représentent désormais un levier pour épargner, commercer et envoyer de l’argent à moindre coût.