STELLARIX Sénégal étend la capacité de son data center de Diamniadio afin de répondre à la demande croissante en cloud, intelligence artificielle et hébergement d’applications critiques. L’entreprise confirme cette montée en capacité, mais ne communique ni le nombre de racks supplémentaires, ni la puissance ajoutée, ni le montant de l’investissement.
Le data center de Stellarix gagne en capacité
L’extension annoncée le 2 octobre 2026 vise d’abord à accroître les capacités d’hébergement proposées aux entreprises et aux organisations ayant besoin d’infrastructures numériques locales.
STELLARIX associe également cette évolution au développement du cloud souverain et aux futurs besoins liés aux applications d’intelligence artificielle. L’entreprise cite Snef, SERTEM Groupe et Kent Data Centres parmi les acteurs ayant contribué à cette nouvelle étape.
Il ne s’agit donc pas de la construction d’un nouveau data center au Sénégal, mais bien d’une extension des infrastructures existantes.
La portée exacte du projet reste néanmoins difficile à mesurer. STELLARIX n’a pas précisé la puissance électrique supplémentaire installée, le nombre de nouveaux racks, la surface ajoutée ou encore la capacité informatique directement consacrée aux usages d’IA.
Ces données seront importantes pour déterminer l’ampleur réelle de l’investissement et comparer le site aux autres infrastructures numériques de la région.
Diamniadio au cœur de l’infrastructure de Stellarix
Le principal data center sénégalais de STELLARIX se situe à Diamniadio, pôle urbain et économique développé à proximité de Dakar. L’entreprise y commercialise notamment des services de colocation, de cloud, de connectivité et de gestion d’infrastructures.
Le site dispose d’une certification Tier III Design & Facility. Ce niveau signifie notamment que l’infrastructure a été conçue pour permettre des opérations de maintenance sans interrompre systématiquement les services hébergés.
STELLARIX met aussi en avant les référentiels PCI-DSS et ISO 27001. Ce dernier concerne le management de la sécurité de l’information. L’opérateur a par ailleurs obtenu en 2026 des certifications ISO 9001 et ISO 22301 couvrant ses opérations au Sénégal, à Madagascar et en Tanzanie.
L’entreprise affirme héberger localement au Sénégal les données de ses clients utilisant ses infrastructures nationales. Cet argument devient stratégique avec la montée des préoccupations liées à la localisation, à la sécurité et à la souveraineté des données.
Pourquoi l’IA augmente les besoins en data centers
L’essor de l’intelligence artificielle renforce les besoins en infrastructures informatiques, mais tous les data centers destinés au cloud ne disposent pas automatiquement des ressources nécessaires pour exécuter des charges IA intensives.
Les modèles les plus exigeants nécessitent notamment des serveurs spécialisés, des accélérateurs graphiques, une alimentation électrique importante et des systèmes de refroidissement adaptés. STELLARIX présente certains de ses services comme « AI-ready », mais n’a pas détaillé les équipements de calcul IA associés à l’extension annoncée.
L’intérêt du projet dépasse néanmoins le seul entraînement de grands modèles. Des entreprises peuvent avoir besoin d’héberger localement des applications utilisant l’IA, des bases de données, des systèmes financiers ou encore des services publics numériques nécessitant faible latence et disponibilité élevée.
Disposer de capacités supplémentaires au Sénégal peut également réduire la dépendance à des infrastructures situées hors du pays pour certaines charges de travail.
La capacité réelle de l’extension reste inconnue
L’annonce intervient alors que les capacités de data centers restent très inégalement réparties à l’échelle mondiale. L’Afrique représente encore une faible part des infrastructures installées malgré l’augmentation rapide des usages numériques.
STELLARIX présente donc son extension comme une réponse à la croissance du cloud, de l’IA et des besoins d’hébergement critiques sur le continent. Cette lecture reste toutefois celle de l’entreprise.
Plusieurs éléments devront encore être précisés pour mesurer l’importance du projet : la capacité disponible avant et après les travaux, la puissance électrique ajoutée, le montant investi et la date à laquelle l’intégralité des nouvelles ressources sera opérationnelle.
Ces chiffres permettront surtout de savoir si l’extension de Diamniadio correspond à une augmentation progressive des capacités de colocation et de cloud ou à une montée en puissance beaucoup plus importante destinée aux nouveaux usages de calcul liés à l’IA.



